
L’intelligence artificielle (IA) s’impose comme un vecteur majeur de transformation de l’administration publique. En Afrique, et notamment au Bénin, elle accompagne la modernisation de l’action publique à travers l’automatisation des procédures, l’amélioration de l’accès aux services, l’analyse prédictive et la gestion intelligente des territoires. Toutefois, cette dynamique demeure marquée par une adoption partielle, centrée davantage sur l’automatisation que sur des systèmes d’IA avancés.
Le panorama met en lumière une double réalité : d’une part, le potentiel stratégique de l’IA pour optimiser la décision administrative, renforcer la transparence et soutenir l’innovation publique ; d’autre part, les limites et risques associés, liés à l’absence de cadre juridique spécifique, aux biais algorithmiques, aux atteintes possibles aux droits fondamentaux et aux défis institutionnels (compétences, infrastructures, souveraineté numérique).
L’étude souligne ainsi la nécessité d’une gouvernance maîtrisée de l’IA afin d’en faire un instrument fiable, éthique et souverain au service de l’administration publique africaine.